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Cette bibliographie FFAT regroupe des ouvrages sur les arts thérapies et les domaines qui y sont liés tels que la psychologie,

la psychopathologie, les neurosciences, la philosophie, l'esthétique et les écrits d'artistes.

La liste n'est évidemment pas exhaustive, vous pouvez nous contacter pour nous faire part d'autres références bibliographiques.

 

    Consulter aussi l'important Fonds documentaire du Centre d'Etude de l'Expression - Hôpital Ste Anne

 

 
La formation en arts-thérapies doit être approfondie, notamment au vu des pathologies des personnes suivies en institution et des conditions d'exercice compliquées (temps partiels, contrats courts en CDD, vacations, interventions en tant qu'auto-entrepreneurs). Actuellement notre profession jouit d'une image très positive mais il y a une réelle précarité des arts-thérapeutes en France liée à l'absence de :
  - postes attribués à notre profession,
  - grilles salariales spécifiques.

De plus, de nombreuses écoles ou organismes voient le jour depuis plusieurs années, mais tous ne se valent pas, c'est pourquoi nous avons élaboré des critères de formation :
 
Nous conseillons donc vivement de choisir une formation qui se rapproche de ces contenus et de ces volumes horaires d'enseignements, nous n'indiquerons pas de formation en particulier par emails pour des raisons de conflits d'intérêt.
 
L'activité artistique est le coeur de notre profession, sa spécificité, il est donc nécessaire d'avoir une formation artistique en amont pour être apte à ajuster les objectifs arts-thérapeutiques propres à chaque patient.
 

 

FORMATIONS DES ARTS-THÉRAPEUTES

 

Critères de qualité d’une formation

Ces critères ont été élaborés en rapport avec les différents contenus de formation, français, européens, canadiens, suisses, suivant les exigences en vigueur dans les pays où les arts-thérapies sont le mieux reconnues. Ils ont été complétés progressivement et sont régulièrement actualisés.

1. Les DU d’arts-thérapies (diplômes universitaires), délivrés par des universités - à ne pas confondre avec un DE (Diplôme d’Etat). Un DU n’est en effet reconnu que par l’université qui l’a délivré. Les volumes et programmes des DU proposés en France sont très variables (de 60 heures à 1500 heures) et décidés par l’université elle-même. Ce volume peut comprendre ou non les heures de stage. Il n’indique pas les heures de travail personnel. Les formateurs sont des universitaires, et peuvent être accompagnés par des arts-thérapeutes.

2. Le Master professionnel d’arts-thérapies, délivré par l'université.
Le master est un diplôme s'inscrivant dans le parcours Licence-Master-Doctorat, toutefois ce n'est pas un diplôme d’Etat de type DE (comme pour les infirmiers ou les psychomotriciens). Le volume de formation correspond en moyenne au volume courant d’un diplôme de ce type, soit l’équivalent de deux années universitaires. Actuellement, le master de l’Université Paris V Sorbonne Cité est le seul diplôme national de niveau 7, bac+5 en arts-thérapies ("création artistique, spécialité danse thérapie, musicothérapie, art thérapie arts plastiques et dramathérapie"). Il permet de poursuivre en doctorat pour réaliser une thèse sur les arts-thérapies.
3. Les Certificats Professionnels délivrés par des organismes de formation privés.
Ceux-ci délivrent des certificats dont certains sont inscrits au RNCP (Répertoire National de la Certification Professionnelle).
La certification ne prend pas en compte le contenu pédagogique d’une formation ni son volume. Il convient donc de se renseigner précisément sur ces paramètres qui peuvent être très différents selon les organismes de formation professionnelle. Le niveau obtenu est de niveau 6, soit Bac +4.
Conformément à la législation en vigueur, les organismes délivrant des diplômes ou certificats reconnus par l’Etat (Master ou Certificat de la CNCP) sont tenus de proposer la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience).
Il est important de savoir que :
en France, les arts-thérapeutes ne bénéficient pas encore d'une reconnaissance officielle de l'Etat, quelle que soit la formation en arts-thérapies considérée et malgré la reconnaissance de certains titres.
Au niveau administratif et salarial, seule la création officielle du titre professionnel (titre réglementé par décret) permettrait, par la suite, d'inscrire la profession d'art-thérapeute dans des grilles salariales, des conventions collectives et des dispositifs de travail clairement structurés.
Ceci est particulièrement vrai dans le domaine médico-social, dont les organigrammes des postes suivent le système européen et universitaire LMD (Licence-Master-Doctorat), avec des postes à :
- Bac + 2 (animateur socio-culturel...)
- Bac + 3 (travailleur social et paramédical, éducateur...)
- Bac + 5 (psychologue, médecin, autres cadres...)

Signalons qu’un employeur peut, en vertu de l’article L714-4, 14°, de la loi hospitalière 91-748 du 31 juillet 1991 créer un poste nécessaire dans un service, y compris, par exemple, un poste d’art-thérapeute, en fixant lui-même les conditions d’emploi.

Au niveau libéral ou indépendant, les conséquences sont qu'actuellement, les arts-thérapeutes peuvent exercer en cabinet / atelier privé, mais uniquement dans le cadre des professions dites "hors d'un cadre réglementé" (référence à l'annuaire des Pages Jaunes notamment), c'est à dire selon un statut qui ne se situe pas dans la reconnaissance des psychologues, des psychothérapeutes, ni des infirmiers ou autre professionnels de santé reconnus.
Donc l'exercice libéral (auto-entrepreneur, micro-entreprise ou autre statut) suit les dispositions réglementaires générales et n'est pas limité à ce jour.

Et, pourtant, il est à noter qu'actuellement la fonction d'art-thérapeute est présente dans les Répertoire des Métiers (ONISEP - Pôle Emploi) dans le cadre de la fiche ROME K1104, intitulée Psychologie (profession reconnue au niveau 1 - cadre).

En conclusion, nous constatons que notre profession bénéficie d’une reconnaissance et d’une évolution réelles sur le terrain, à travers un champ d'application de plus en plus large s'étendant du médical/paramédical au socio-éducatif. Néanmoins, comme pour toute profession récente, il reste à oeuvrer en vue d’une reconnaissance officielle du métier par l'Etat, nécessaire pour clarifier un statut dans le champ salarial et libéral, à la hauteur du niveau d'études et de formation qui lui est demandé. On peut donc pour résumer dire que la reconnaissance des titres peut aider l'art-thérapeute à se faire valoir en tant que professionnel auprès d'un employeur, mais ne permet pas, de fait, d'obtenir un salaire ni un statut correspondant à la reconnaissance due pour un titre de même niveau dans le cas d'une profession reconnue.
Salaire, responsabilités et reconnaissance professionnelle restent donc, pour le moment, directement liés aux compétences de l’art-thérapeute mais aussi à sa capacité de dialogue avec l’employeur.

Reconnaissance des diplômes étrangers

En règle générale, en France il n’existe pas de reconnaissance des diplômes étrangers, cela reste à l’appréciation des employeurs. Avec un diplôme étranger, on peut uniquement obtenir une attestation de reconnaissance de niveau d’étude avec en ce moment un rapprochement des formations européennes en utilisant la grille LMD (licence (bac +3), master (bac+5), doctorat). L’organisme qui délivre ces documents est l’ENIC NARIC qui dépend du Centre d’Information sur la Reconnaissance des Diplômes (CIEP).
Pour bénéficier d’un diplôme français, il convient de se rapprocher de l’institution qui le délivre et de faire un dossier pour valider sa formation professionnelle et/ou son expérience.
Une commission se réunit et se prononce sur cette validation par l’affirmative ou la négative ou bien en émettant des réserves, ce qui peut se traduire par un complément de formation à prévoir. Les réponses peuvent être différentes selon les universités auprès desquelles on soumet le dossier.
Pour information : un master peut être un diplôme (comme aux USA), un grade ou les deux (comme en France). Certaines formations délivrent des diplômes qui ne sont pas des masters mais qui en ont le niveau (écoles de commerces par exemple).
Dans le cas d’une profession encadrée, le ministère compétent peut reconnaître de manière réglementaire et au cas par cas certains diplômes étrangers.
Le SFAT considère que les arts-thérapies constituent une profession à part entière – et non pas une spécialisation des autres métiers du soin.
Il est donc important de pouvoir distinguer la formation d’art-thérapeute (supposant un contenu et une durée suffisants, quelques soient les autres compétences préalables des postulants) et les modules d’initiation/sensibilisation, de plus courte durée, ou modules d’approfondissement/perfectionnement, destinés aux arts-thérapeutes déjà qualifiés par une formation de longue durée en arts-thérapies.

Le SFAT fait actuellement partie d’un réseau européen de réflexion sur la formation (European Network for Art Therapy Training), constitué autour de ECARTE (European Consortium for Art Therapy Education). Les 27 pays d’Europe sont représentés dans ce réseau et le travail est engagé pour l’élaboration de critères communs concernant les bases des formations - pour l’exercice d’une profession de haute compétence et de grande responsabilité envers les patients.

 

Voici nos réponses aux questions les plus fréquemment posées...

Nos publications

  

Depuis le premier week-end d'échanges en 2001, la Ffat publie une revue annuelle regroupant les communications et les compte-rendus des ateliers du week-end.

Revue annuelle N°1 « Parlons ensemble de notre métier »

Revue annuelle N°2 « Etre art-thérapeute aujourd'hui »

Revue annuelle N°3 « Qu’en est-il de l’Art en Art-Thérapie ? » « Qu’en est-il de la Thérapie en Art-Thérapie ? »

Revue annuelle N°4 « Cheminement singulier d‘art-thérapeutes au pluriel »

Revue annuelle N°5 « En route vers une accréditation des art-thérapeutes »

Revue annuelle N°6 « Engagement de l'art-thérapeute : quels moyens pour le respecter ? »

Revue annuelle N°7 « A la rencontre de l'autre en art-thérapie : l'art-thérapeute et ses détours »

Revue annuelle N°8 « Art-thérapie, regards croisés »

Revue annuelle n°9 « Statut et emploi de l’art-thérapeute, où en est-on en France et ailleurs ? »

Revue annuelle n°10 « L'art-thérapie, une profession à part entière »

Revue annuelle n°11 « Articulations théorico-cliniques en art-thérapie »

Revue annuelle n°12 « L'Identité de l'art-thérapeute au plus près de la clinique »

Revue annuelle n°13 « Identité et pluridisciplinarité en art-thérapie »

Revue annuelle n°14 « Silences subis, silences choisis »

Revue annuelle n°15 « Art-thérapie : dualité et intégration »

Revue annuelle n°16 « De la mémoire, l'art-thérapie, un levier »

Revue annuelle n°17 « Art-thérapie et langages »

Revue annuelle n°18 « Art-thérapie et Rituels »

Revue annuelle n°19 « Natures et Cultures en arts-thérapies »

 

                                                             Consulter le sommaire des revues annuelles N°1 à N°6

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Tarifs des revues annuelles : 20 € par exemplaire (envoi par mail uniquement)

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Téléchargements

 

Résumé des différents documents disponibles en ligne:

 

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Télécharger les statuts et le règlement intérieur de la fédération.

 

 

La FFAT a élaboré un Code de Déontologie auquel les arts-thérapeutes peuvent se référer.

Les arts-thérapeutes adhérents au SFAT s'engagent à respecter ce code.

 

 

Le code de déontologie donne un cadre de référence précisant :

- les obligations envers toute personne prise en charge par l’art-thérapeute et sa production artistique

- les obligations envers les autres professionnels collaborant avec lui

- les obligations de retour sur sa pratique et de démarche de connaissance de soi

- les obligations d'une pratique artistique régulière

 

→ Télécharger le code de déontologie

 

→ Télécharger le texte de l'accréditation

 

 

Comme pour tout professionnel, l'art-thérapeute a le besoin et le souci  d'échange avec d'autres professionnels, - pairs ou praticiens référents - pour évoluer et mieux comprendre sa pratique, réfléchir, analyser, prendre du recul, enrichir sa vision et  acquérir une meilleure compréhension des enjeux de sa profession.

En arts-thérapies, une des garanties fondamentales d'un travail de qualité est la réflexion continue sur la pratique.

Quelle que soit la forme que prend ce travail indispensable, l'art-thérapeute devra choisir  le cadre le plus adéquat à sa pratique.

 

Ce cadre indiquera :

- la nature de la médiation utilisée (parole, production créative, geste, écrit,…) ;

- la forme de retour, en individuel ou en groupe ;

- le choix de rencontres autour d'un coordonnateur (superviseur, médiateur…), et la qualification de celui-ci ;

- le choix de rencontres entre pairs, sans superviseur ;

- les contenus de discussion possibles, à propos du soignant, à propos du soigné ;

l'engagement financier concernant les séances (prise en charge, financement personnel, absence de contrepartie 

  financière);

 

Plusieurs formes de retour sur la pratique peuvent être définies :

  • La supervision psychothérapeutique, aidant l’art-thérapeute à distinguer sa problématique personnelle de celle d’un patient. Elle peut s'appuyer sur divers cadres théoriques : psychanalytique, systémique, humaniste, gestaltiste…,  en individuel ou en groupe.
  • La supervision psychopédagogique, apportant des conseils ou des étayages théoriques au sujet de la pathologie ou de la spécificité des usagers de l’atelier d’art-thérapie. Elle  devra être assurée par un spécialiste de ce public.
  • L’analyse de la pratique, aidant l’art-thérapeute sur des questions liées au processus art-thérapeutique et aux rapports avec sa propre pratique artistique. Cette forme de travail doit être de préférence menée avec un (des) art-thérapeute(s) utilisant la (les) mêmes médiation(s)  artistique(s).
  • La covision (échange de pratiques, intervision) ayant lieu entre pairs, sans engagement financier. Son cadre – forme et contenu – est défini par les participants eux-mêmes. Elle doit  être pratiquée entre praticiens qualifiés, ayant déjà tous une expérience de supervision.

 

Les éléments définis ci-dessus se recoupent nécessairement puisque un même cadre de réflexion  peut recouvrir divers contenus. Les interférences entre les multiples formes de retour sur la pratique sont un enseignement précieux qui demande à être traité aussi.

 

Dans tous les cas, il est important de définir de façon précise le cadre de réflexion choisi, en amont des rencontres.